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Incidences
potentielles
Calendrier 
et coût

Pourquoi de nouveaux  studios de cinéma dans le Val d'Europe ?

Le secteur de la production cinématographique et audiovisuelle dans le monde connaît une profonde transformation, notamment avec une redéfinition de son marché après la pandémie du Covid-19 en 2020. Parallèlement, la France est confrontée, depuis plusieurs années, à un déficit de plateaux de tournage, à un manque d’infrastructures adaptées aux besoins, ainsi qu’à une insuffisance d’équipes formées aux exigences des tournages internationaux.

Dans ce contexte, l’industrie cinématographique française doit répondre à deux enjeux majeurs :

L’augmentation du nombre de studios et de plateaux de tournage disponibles, pour répondre aux besoins croissants de production audiovisuelle ;
L’amélioration de la qualité des infrastructures et services, pour s’adapter aux standards des autres studios européens et internationaux, et le regroupement de toutes les activités cinématographiques au sein de sites intégrés.

Par conséquent, le Gouvernement français a déclaré, dans le cadre de son plan d’investissement « France 2030 », vouloir replacer la France « en tête de la production des contenus culturels et créatifs », en positionnant le développement des studios de tournage comme une priorité stratégique, afin de répondre à trois objectifs :

Assurer le maintien du volume de la production domestique ;
Contenir la délocalisation des films et des séries amorcées depuis plusieurs décennies ;
Attirer les productions étrangères sur le territoire français.

Pour cela, 350 millions d’euros d’investissements dans la filière cinématographique française ont été annoncés d’ici 2030 par le gouvernement dans le cadre de l’appel à projets « La Grande Fabrique de l’image », lancé le 25 avril 2022, afin de doubler les capacités de production et de formation dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel et du jeu vidéo. Parmi les 68 projets sélectionnés, 11 concernent des studios de tournage et 26 sont situés en Ile-de-France, dont les « Studios de Bailly », de Bry-sur-Marne et de Coulommiers.

Le projet « Studios de Bailly » s’inscrit alors pleinement dans la politique du gouvernement français et dans la dynamique soutenue par le CNC, répondant aux besoins spécifiques des productions venant tourner en studio, tant pour des projets de plateformes (séries nationales et internationales) que pour des productions cinématographiques françaises ou internationales.

Qui sont les porteurs du projet ?

Créée en décembre 2021, la société CINOPIA est maître d’ouvrage du projet « Studios de Bailly ». Si le projet est poursuivi après la concertation préalable, CINOPIA sera en charge de la conception, de la construction et de l’exploitation des studios en s’attachant à mettre en place les financements nécessaires.

CINOPIA dispose de deux investisseurs :

  • Volt & Picseyes : société spécialisée, en France et à l’étranger, dans la production, la conception, la réalisation d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles ;

  • Financière des Quatre Rives : entreprise spécialisée dans le montage d’opérations et le développement de programmes immobiliers en vue de la création, de la valorisation et de la gestion de patrimoines pour le compte de tiers.

EpaFrance, aménageur du secteur IV de Marne-la-Vallée, est partenaire du projet « Studios de Bailly », notamment pour la création des accès routiers et des aménagements extérieurs autour du site du projet.

Les Etablissements publics d’aménagement de Marne-la-Vallée, usuellement appelés EpaMarne-EpaFrance sont deux établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC)* historiquement chargés, pour le compte de l’Etat et des collectivités territoriales, d’aménager le site du territoire de Marne-la-Vallée. Les deux EPA interviennent sur un périmètre élargi, couvrant 44 communes de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, dans un cadre d’intervention diversifié et pour une variété de commanditaires : opérations d’intérêt national (OIN), actions en initiative propre, traités de concession, filiale commune avec les collectivités, etc.

Pour en savoir plus sur les Etablissements publics d’aménagement de Marne-la-Vallée, EpaMarne-EpaFrance, consultez leur site internet.

Le territoire d’implantation du projet

Le projet « Studios de Bailly » s’implanterait sur le territoire du Val d’Europe, qui se trouve à l’Est de Paris dans la ville nouvelle de Marne-la-Vallée en Seine-et-Marne. Le Val d’Europe présente plusieurs avantages pour l’implantation du projet :
  • Un projet qui s’insère sur le territoire d’intervention d’EpaMarne – EpaFrance ;
  • Un territoire concerné par une opération d’intérêt national (OIN) dont l’objectif est le développement économique, social et culturel de la région en favorisant l’implantation d’entreprises, la création d’emplois, la construction de logements et d’infrastructures de transport, ainsi que la mise en place d’équipements publics de qualité ;
  • Un secteur prévu pour l’urbanisation dans le Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) actuel et futur SDRIF-E (« E » pour Environnement) ;
  • Un territoire bien desservi favorisant l’accessibilité du projet (ligne A du RER, lignes de bus, gare TGV de Marne-la-Vallée Chessy, aéroport international Roissy Charles-de-Gaulle, autoroute A4).

Périmètre d'implantation du projet

Plus précisément, le projet « Studios de Bailly » s’implanterait dans la commune de Bailly-Romainvilliers. Il porterait sur une surface d’environ 34,4 hectares sur des terrains actuellement propriétés d’EpaFrance, bordée par l’autoroute A4 au sud et la départementale D344P à l’Est.

État initial du site

Peu urbanisé, le site constitue un secteur de développement déjà identifié au Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) de Val d’Europe Agglomération, approuvé le 7 juillet 2016 et qui a fait l’objet, au fil du temps, de modifications et de révisions allégées. Ce secteur a alors vocation à accueillir des activités économiques.

Le site est aujourd’hui principalement constitué :

  • d’espaces ouverts ;
  • d’une partie du hameau de Bailly, traversée par la rue du Poncelet, et constituée d’une église, d’un donjon et de ses douves, de corps de ferme et de trois habitations.

Ces espaces ouverts et ces ensembles paysagers du hameau présentent des enjeux environnementaux et des qualités paysagères qui seront le plus possible préservées dans le cadre du projet.  Il s’agit notamment de ceux liés aux habitats naturels, principalement localisés au niveau du Hameau de Bailly.

Par ailleurs, une zone humide a été identifiée au Sud-Est du projet, qui sera également évitée et préservée.

Les voies d'accès au site

EpaFrance prévoit de réaliser les différentes voiries directes au site en privilégiant la voie d’accès principal par l’avenue du Prieuré, dédiée aux activités économiques et calibrée en tant que telle. Cette avenue existante sera prolongée dans le cadre du projet et permettra une connexion rapide du site à l’A4.

Les principales caractéristiques du projet

La conception du projet « Studios de Bailly » a été confiée aux équipes d’un des plus grands production designers et architecte français du cinéma international, Jean-Vincent Puzos, avec pour principale mission de répondre à la problématique du remplissage des plateaux.

Des plateaux modulables 

Le projet « Studios de Bailly », porté par Cinopia, prévoit la création d’une dizaine de plateaux modulables sur une surface de 27 000 m², dont la hauteur serait comprise entre 18 et 20 mètres pour chaque plateau, à l’exception de deux plateaux de tournage qui seraient construits sur de grandes hauteurs d’environ 28 mètres. Ces plateaux ne seront pas visibles de l’extérieur. En effet, un merlon sera mis en place pour l’intégration paysagère du projet, ainsi que pour répondre aux contraintes de limitation de bruits.

Le concept de modularité des plateaux de tournage permettrait :

  • de proposer à la fois de très grands plateaux, pouvant attirer les productions internationales, qui peuvent également se diviser en plus petites unités, le cas échéant, sans obérer leurs performances ;
  • de répondre aux besoins de plateaux en longueur ou à un besoin de plateau avec une grande hauteur sous plafond avec des ouvertures sur le toit ;
  • de s’appliquer aux planchers avec des sols modulables et réglables sur vérins permettant de construire un décor de colline ou de ville sur plusieurs niveaux en plateau.

Plus globalement, le projet « Studios de Bailly » prévoit de proposer des unités de plateaux et services autonomes et cohérents, réunies en un système d’îlots de 2 à 4 plateaux permettant une grande modularité. Des études sont en cours afin de définir avec précision les besoins techniques des plateaux, qui devront se traduire architecturalement et structurellement. En effet, les plateaux seront pensés pour pouvoir accueillir les derniers équipements en matière de nouvelles technologies (décors modulables combinant décors réels et images de synthèse sur écran LED, systèmes de prise de vue et de prise de sons adaptés à tous les besoins, etc.). Un plateau sera d’ailleurs dédié exclusivement aux innovations en phase d’exploitation.

Une conception guidée par les contraintes acoustiques 

Un studio de tournage doit être insonorisé et traité acoustiquement pour se protéger des nuisances sonores intérieures et extérieures. Dans le cadre du projet, le site d’implantation sélectionné se trouve à proximité de l’autoroute A4 et notamment des dessertes d’accès à Disneyland Paris, ce qui l’expose à des bruits extérieurs.

Des études acoustiques ont déjà été réalisées pour appréhender l’état initial et identifier les mesures adaptées pour la réduction du bruit. Ainsi, pour répondre aux contraintes de limitation de bruits dans son ensemble, le projet prévoit :

  • le rehaussement de 3 à 9 mètres d’un merlon existant par la mise en œuvre d’un merlon en limite sud et est ;
  • la construction en limite nord et ouest, de parkings « silos », incorporés dans le merlon, avec pour vocation de faire un mur « anti-bruit » ;
  • la végétalisation des toits des bâtiments permettant une bonne isolation phonique.

L’ensemble des bâtiments seront masqués par le merlon et ne seront donc pas visibles de l’extérieur.

Par ailleurs, des études de conception viendront préciser l’impact sonore du site pour son environnement humain. Celles-ci devraient confirmer que les nuisances sonores du site seront très faibles pour les riverains, compte-tenu des fortes exigences acoustiques guidant la conception du site. Les studios, très fortement isolés phoniquement, ne produiront aucun son en dehors de leur périmètre.

La programmation envisagée 

Le projet « Studios de Bailly » présente à ce jour un programme prévisionnel. Celui-ci est amené à être modifié et amendé au fur et à mesure de l’avancée des études et des enseignements des différentes phases de la concertation.

Les plateaux seraient implantés en quinconce sur le site et répartis sur plusieurs « îlots » pour permettre une grande modularité d’utilisation. Les « îlots » séparés ainsi formés seront équipés chacun d’ateliers de construction et d’assemblage, de bureaux, de loges, de cantines et de quelques logements de passage, avec une capacité d’accueil de trois grosses productions internationales simultanément.

Le projet prévoit également la mise en place des « Laboratoires du Futur », espaces dédiés à la recherche et au développement des technologies du cinéma. Cet espace doit aider à redéfinir la manière de produire et développer un film. Les « Laboratoires du Futur » représenteraient alors un accélérateur de compétences : productions et entreprises technologiques (intelligence artificielle, robotique, informatique, designer, génie civil, etc.) coexisteraient et créeraient un partenariat pour aborder de nouveaux concepts (création de nouveaux prototypes), améliorer les méthodes de travail, utiliser de nouveaux matériaux plus durables et de nouveaux outils plus performants.

De plus, un espace serait réservé à certains services tels que :

  • Une recyclerie, ouverte au public, ou des éléments devenus inutiles et les déchets, notamment issus des décors, pourront être recyclés ou réutilisés. Il s’agirait, dans la mesure du possible, d’établir des partenariats avec des entreprises du territoire pour le développement d’une économie circulaire afin de réduire les gaspillages, notamment en revalorisant les déchets ou les équipements qui ne sont plus utilisés.
  • Un cinéma, salle de projection pour les utilisateurs du studio ; la possibilité de l’ouverture de ce cinéma au public est à l’étude.
  • Des serres permettant la culture des végétaux qui seront utilisés pour l’aménagement paysager du site mais aussi pour les tournages, avec possibilité de vendre au public les végétaux à l’issue des tournages.
  • Des espaces de restauration, non ouverts au public.

Concernant les espaces extérieurs, un premier backlot (espace extérieur de tournage) avec un bassin central inondable et équipé d’infrastructures d’accroche modulaires pour la réalisation de paysages urbains et paysagés serait réalisé. Un deuxième backlot paysagé serait construit. Il est également prévu un backlot reconstituant une rue parisienne, avec des places de stationnement pour véhicules légers et quelques places de stationnement poids-lourds. Comme mentionné précédemment, les backlots s’appuieraient sur des éléments d’isolations sonores tels que le merlon et le parking silo.

Les  aménagements autour du site réalisés par l’EpaFrance

EpaFrance poursuivra la réalisation des aménagements autour du site via la création et la requalification de voiries et d’espace public, la préservation des espaces naturels, et la réalisation d’une promenade plantée.

La requalification du parvis de l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption

L’Eglise se trouve hors périmètre du projet et sera conservée. Afin de mettre en valeur le patrimoine du hameau, une réhabilitation du parvis de l’église est à réfléchir par EpaFrance, sans impacter le bâtiment en lui-même.

Préservation et  consolidation du patrimoine naturel

  • Maintien et préservation d’une zone humide en limite de l’échangeur n°14 de l’A4 sur l’ensemble de la partie Sud-Est du périmètre de projet, qui reste propriété d’EpaFrance ;
  • Maintien et la valorisation des espaces boisés du hameau,
  • Préservation de certains espaces agricoles ouverts sur lesquels des fonctions agricoles mais aussi horticoles seraient développées.

La réalisation d’une promenade plantée

Une coulée verte est également prévue au sein du projet et sera réalisée par EpaFrance dans le prolongement de la trame verte en cours de réalisation, hors du cadre du projet, au nord de la RD 406 pour faire la liaison avec la coulée verte accessible au public traversant Villages Nature. Cette trame verte serait une voie piétonne et/ou cyclable aménagée, le long de la rue du Poncelet existante et conservée, avec des espaces verts et de la végétation.

La requalification de la rue du Poncelet

La rue du Poncelet serait maintenue dans son tracé historique et serait requalifiée entre le passage sous l’avenue Paul Séramy et l’Eglise. En effet, la rue serait élargie et réaménagée, en intégrant une coulée verte et une piste cyclable.

Le scénario zéro : l’absence de mise en œuvre du projet

La non-réalisation du projet n’empêchera pas l’émergence d’autres projets de studios en France, sous l’impulsion du CNC. Cependant, ces différents projets, sensiblement plus modestes en taille et ne rassemblant pas autant de services en un seul lieu, ne pourront pas entièrement répondre aux besoins spécifiques des productions venant tourner en studios.

Les solutions alternatives pour EpaFrance : l’implantation d’autres activités sur le site ou l’absence d’implantation

Depuis la création d’EpaFrance, ce site a toujours été identifié pour y accueillir de l’activité économique génératrice d’emplois et de ressources pour le territoire. Du fait de ses attraits, il a toujours été fléché vers des projets d’envergure et de rayonnement pour le territoire. En l’absence de réalisation de ce projet, un autre projet d’ampleur comparable pourrait probablement voir le jour sur ce site dans les décennies à venir.

Les autres localisations étudiées : la construction du projet sur un autre site

Un travail de prospection a été mené notamment sur le département de la Seine-et-Marne en raison de son excellente accessibilité en termes de transports mais également de son environnement global. Trois sites ont alors été identifiées et étudiées :

  • La ZAC de Lamirault sur la commune de Croissy-Beaubourg : la présence d’une ligne à haute tension auraient potentiellement perturbé les opérations de tournage ;
  • La future ZAC de la Rucherie, située à Bussy-Saint-Georges : ce site bénéficiait d’un emplacement idéal, toutefois il n’a pas été retenu en raison de sa proximité avec l’aérodrome de Lognes et les risques de nuisances sonores associés à cette activité.
  • Un autre emplacement au sein de la ZAC du Prieuré Est, située sur la commune de Bailly-Romainvilliers : ce site présentait l’avantage d’avoir une maîtrise foncière assurée totalement par EpaFrance et ne présentait pas de nuisances sonores rédhibitoires à proximité. Toutefois, cet emplacement, intégrant en son sein tout ou partie du hameau de Bailly, a été écarté. En effet, l’emplacement du site a été légèrement déplacé vers le nord-ouest, permettant de laisser intact ces espaces et de développer autour de ceux-ci des activités de recyclerie et de pépinière. Cette décision a également permis d’éviter une zone humide en conformité avec le principe environnemental « Eviter-Réduire-Compenser » (ERC).

Des enjeux environnementaux à prendre en compte

Depuis les toutes premières études, le projet a évolué afin d’éviter d’impacter les habitats écologiques et les zones humides identifiées à proximité de son emprise. La délimitation du projet Cinopia a été opérée de manière à éviter d’altérer une zone d’environ 10,7ha. EpaFrance, propriétaire du foncier, maintiendra les fonctions environnementales, paysagères et écologiques de ce site, en préservant cet espace.

Des nuisances sonores limitées

Des mesures seront déterminées et mises en œuvre pour limiter les nuisances sonores pendant la phase chantier (charte chantier, travaux en journée, etc.). En phase d’exploitation, les studios de tournage génèrent très peu de nuisances sonores. Des éléments d’isolations sonores tels que le merlon et le parking silo seront mis en place permettant de respecter les conditions acoustiques adaptées.

Artificialisation et imperméabilisation des sols

Le développement et l’urbanisation du Val d’Europe sont prévus dans le SDRIF actuel et dans le futur SDRIF-E, et les terrains sur lesquels s’implante le projet y sont fléchés comme des zones à urbaniser. Le niveau d’imperméabilisation des sols sera minimisé en favorisant l’infiltration par le maintien d’espaces non-imperméabilisés.

Le trafic routier

Une étude de trafic et de stationnement a été réalisée, indiquant environ 820 véhicules légers et 6 poids lourds par jour générés par le projet. Pour ne pas saturer le trafic routier actuel et épargner les zones d’habitations de Bailly-Romainvilliers et Serris, le trafic sera orienté vers la zone d’activité. Par ailleurs, le projet s’appuie sur les transports collectifs existants et prévoit la mise en place d’un système de navettes avec les principales gares de transports en commun afin de limiter l’usage de la voiture personnelle. Des pistes cyclables seront également aménagées.

L’intégration paysagère et architecturale du projet

Le projet prévoit une végétalisation importante du site, englobant les bâtiments, les parkings ainsi qu’un paysage d’accompagnement fort tout autour du site des studios. Un « espace tampon » entre le site et les voiries sera également réalisé permettant la création d’un merlon planté qui permettra de masquer l’ensemble des bâtiments qui ne seront donc pas visibles de l’extérieur.

Les effets socio-économiques

Le projet créera environ 300 emplois permanents directs en phase d’exploitation, avec des postes transversaux. De plus, il générera des emplois associés aux tournages, nombre variable selon les besoins d’une production et la typologie des films, qui peut toutefois être estimé à environ 300 emplois sachant que le site pourra accueillir plusieurs tournages simultanément.

Le coût global du projet est aujourd’hui estimé à 500 millions d’euros HT, incluant notamment :

  • 90 millions d’euros de viabilisation interne au lot en Voiries et Réseau Divers (VRD) ;
  • 300 millions d’euros de constructions ;
  • 80 millions d’euros d’équipements ;
  • 15 millions d’euros pour la desserte des lots réalisée par EpaFrance.
Le financement du projet combinera des fonds propres apportés par les porteurs du projet (60%) et des financements bancaires (40%). Bien que le projet soit susceptible de bénéficier de subventions publiques dans le cadre des appels à projet du CNC, le modèle économique du projet « Studios de Bailly » ne repose pas sur l’obtention de subventions publiques. L’enveloppe du CNC devra être répartie entre les 68 projets lauréats. Le montant de subvention pour chacun n’est pas connu à ce stade. Le modèle économique du projet repose alors sur la location d’espaces aux prestataires et partenaires, ainsi que de la vente de prestations de services qui permettraient d’apporter un bénéfice annuel